• Réflexion / Pédagogie/ CAFIPEMF

    • Cerveau gauche, cerveau droit : introduction

     

    Le cerveau est divisé en deux hémisphères séparés et fonctionnant différemment. Le cerveau gauche aime et recherche l’ordre. Il est logique, littéral, linguistique et linéaire (organise et ordonne les éléments). Le cerveau droit, lui, est émotionnel et non verbal. Il s’intéresse à la vision d’ensemble, il est intuitif, expérienciel. Les enfants ont un hémisphère droit dominant, surtout jusqu’à l’âge de trois ans. Ils vivent dans l’instant et ne maîtrisent pas encore la logique, le langage. Les responsabilités et le temps n’existent pas. Quand l’enfant se met à demander « pourquoi ?» à tout bouts de champs, c’est signe que son cerveau gauche se développe.

     

    • Deux moitiés forment un tout

     

    Pour mener une vie équilibrée, il faut que nos deux hémisphères collaborent. Le cerveau est d’ailleurs construit en ce sens : le corps calleux relie les deux hémisphères par un ensemble de fibres. Pour que nos enfants soient intégrés horizontalement, il faut qu’ils accordent autant d’importance à leur logique qu’à leurs émotions. Le débordement d’émotions, comme le désert émotionnel sont dangereux. En aidant nos enfants à connecter leurs deux hémisphères, nous leur permettons de naviguer sur la rivière du bien-être évoquée précédemment. 

     

    • Comment aider votre enfant à exploiter les deux côtés de son cerveau ?

    Cerveau droit et cerveau gauche 

    Cerveau droit et cerveau gauche

     

    • Expliquer à votre enfant les deux parties du cerveau

     

    Il peut être utile d’expliquer à votre enfant comment fonctionne ses deux hémisphères cérébraux. Pour cela, voici deux supports.

     

    - Une planche de bande-dessinée :

    Cerveau droit et cerveau gauche

     

    - Une vidéo :

     

     

    Note de Mélimélune : attention toutefois, cette distinction cerveau gauche cerveau droit est déjà décriée par les neurosciences. Tout d'abord, les deux hémisphères ne sont pas distincts et communiquent en permanence, ensuite, la prédominance de l'un ou de l'autre est sans cesse remise en question par la plasticité cérébrale. Il n'en reste pas moins que la distinction entre pensée logique et émotions est intéressante à aborder avec les enfants…

     

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  • Comprendre les principes de base du cerveau

     

    Il est surprenant de constater que les parents connaissent nettement mieux le fonctionnement du corps de leur enfant que celui de leur cerveau. Mieux connaître le cerveau de son enfant permet de mieux l’éduquer.

     

    •  Qu’est-ce que l’intégration et pourquoi est-ce important ?

     

    Le concept au coeur de ce livre est l'intégration, "le fonctionnement harmonieux de toutes les facettes du cerveau". Comme les organes du corps, les différentes régions du cerveau doivent collaborer.

    « Les enfants ont besoin d’être intégrés horizontalement : le cerveau gauche logique doit collaborer avec leur cerveau droit émotionnel. Ainsi que verticalement, de sorte  que les aires cérébrales supérieures, permettant de réfléchir à leurs actes, s’accordent avec les parties inférieures, liées à l’instinct et à la survie. »

    Les recherches récentes en neurosciences nous enseignent que le cerveau est plastique, c’est-à-dire qu’il se modifie en fonction de nos expériences, tout au long de notre vie. Les expériences que l’on fait partager à son enfant déterminent donc en partie, la structure de son cerveau. Les enfants qui discutent avec leurs parents de leurs expériences ont plus facilement accès à leurs souvenirs, ceux qui s’expriment à propos de leurs émotions développe une plus grande intelligence émotionnelle.

    Si on ne peut pas hâter la croissance du cerveau de notre enfant, qui sera mature vers 25 ans, nous pouvons l’influencer en stimulant toutes ses aires neuronales et en encourageant leur l’intégration.

     

    •  Naviguer entre chaos et rigidité

     

    Imaginons la rivière du bien-être. Quand nous naviguons, nous sommes en harmonie avec le monde, nous sommes équilibrés et sereins. De chaque côté, nous entourent les rives de la rigidité et du chaos. En naviguant, si l’on s’approche de trop près de la rive du chaos, nous perdons le contrôle, nous sommes agité, confus, submergé. Au contraire, si l’on frôle la rive de la rigidité, on veut tout garder sous contrôle, ce qui nous rend inflexible et incapable de nous adapter. Chaque rive présente ses propres dangers. L’intégration permet l’harmonie, la rigidité et le chaos sont les conséquences d’une intégration bloquée.

    « Votre enfant de trois ans refuse de partager son jouet au parc ? Rigidité. Il se met à crier, pleurnicher et jette du sable quand son petit camarade prend son jouet ? Chaos. »

     

    La pratique de l’intégration développée dans ce livre, nous permettra de faire face au chaos et à la rigidité.

     

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  • Je viens de finir un ouvrage formidable, que je conseille à tous les parents et à tous les enseignants. C'est une véritable porte d'entrée dans l'univers mental des enfants. Il comporte un peu de théorie mais surtout beaucoup de conseils pratiques étonnants d'efficacité. Je vais essayer de vous en transmettre l'essentiel ici mais je vous conseille surtout de le lire vous-même...

     

    Le cerveau de votre enfant - notes de lecture

     

    1. Comprendre les principes de base du cerveau

    2. Deux cerveaux pensent mieux qu’un : cerveau droit/cerveau gauche

    3. L’escalier de l’esprit : cerveau d’en haut et cerveau d’en bas

    Tue les papillons ! Intégrer la mémoire pour guérir et grandir

    Mes États-Unis : intégrer les multiples parties de soi

    La connexion moi-nous : intégrer le soi aux autres

     

    Pour lire l’ouvrage entier…

     

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  • Chapitre 8 : les processus d'élaboration

    1. Les prédictions

    Les prédictions sont les hypothèses que le lecteur fait sur la suite du texte.

              1. 1. Les types de prédictions

    Il existe deux types de prédictions : celles qui sont basées sur le contenu du texte et celles qui sont fondées sur la structure du texte. Irwin (1986) propose une liste de sources possibles de prédictions :

    Prédictions sur les textes narratifs

    1) Prédictions des événements fondées sur
    a.le caractère des personnages
    b.la motivation des personnages
    c.les caractéristiques de la situation
    d.les indices présents dans le texte (illustration, titre)

    2) Prédictions à partir de la structure et fondées sur
    a.la connaissance des genres littéraires
    b.les connaissances concernant la grammaire de récit

    Prédictions sur les textes informatifs

    1) Prédictions de contenu fondées sur
    a.les connaissances antérieures sur le sujet
    b.les connaissances concernant la causalité (physique, politique, psychologique, autres)
    2) Prédictions à partir de la structure et fondées sur
    a.la connaissance des structure des textes informatifs
    b.les indices provenant du texte (en-tête, titre, introduction, mots de transition, tables, figures…)

              1. 2. L'enseignement des prédictions

    1) Les prédictions et les indices
    Quand les élèves effectuent des prédictions à base d'indices, ils se sensibilisent à l'utilité de ces indices pour la compréhension. Quand ils effectuent des prédiction en l'absence d'indice, on encourage leur pensée créative. Les deux activités sont importantes. Il faut bien distinguer la prédiction (qui exige des indices) et l'imagination (sans indice).

    2) La confirmation et la réfutation des prédictions
    Rapprochement avec la démarche scientifique. Attention : l'esprit à tendance à ne voir que les éléments qui confirment l'hypothèse de départ. Il faut apprendre aux élèves à réfuter une hypothèse plutôt que d'apprendre à la confirmer. Au lieu de demander à l'élève de prouver que son hypothèse est confirmée, il faut lui demander "ta prédiction peut-elle être contredite ? As-tu assez de preuves pour rejeter ta prédiction ? Les informations du texte vont-elles à l'encontre de ta prédiction ?" On suggère que l'enseignant fasse des prédictions sur le texte au cours de sa démonstration. Plus les prédictions sont erronées, meilleure sera la démonstration, car les élèves doivent apprendre à réviser leurs prédictions. Au cours de sa lecture, l'enseignant explique pourquoi il rejette ou modifie ses prédictions.

    3) Les prédictions à partir des titres et des sous-titres
    Cette habileté devrait être travaillée car les élèves ne sont pas si habiles à l'utiliser. Les élèves doivent ensuite lire le texte pour vérifier leurs prédictions. On peut aussi demander aux élèves de faire un survole du chapitre.
    Le rôle des prédictions est d'augmenter la motivation et l'engagement face au texte.

    2. L'imagerie mentale

    Selon Long et al. (1989), l'imagerie mentale interviendrait de plusieurs façon en lecture :
    - elle augmenterait la capacité de la mémoire de travail durant la lecture en réunissant des détails dans de grands ensembles ;
    - elle faciliterait la création d'analogies ou de comparaisons ;
    - elle servirait d'outil pour structurer et conserver en mémoire l'information tirée de la lecture ;
    - elle augmenterait le degré d'engagement envers le texte ainsi que l'intérêt et le plaisir à lire.

              2. 1. Les recherches sur l'imagerie mentale et la lecture

    La capacité à créer des images mentales fortes et claires varie beaucoup d'un individu à l'autre. LEs bons "visualiseurs" ne sont pas nécessairement ceux qui comprennent le mieux le texte. Mais un entraînement à l'imagerie mentale améliore la compréhension. On peut expliquer ce paradoxe en distinguant la création spontanée d'image (qui est intéressante mais pas indispensable) et la production consciente (de l'ordre des processus métacocnitifs) qui forcerait le lecteur à être plus attentif et le rendrait conscient de son traitement du texte. Ainsi, l'imagerie mentale fait partie des processus d'élaboration et des processus métagcognitifs.

    3. Les réponses affectives

    Un lecteur qui s'engage émotivement dans sa lecture est plus actif et à ce titre, il a plus de chance de comprendre et de retenir l'information contenue dans le texte. Cependant, la réponse affective peut aussi modifier la compréhension du texte. Un détail peut être interprété comme une idée essentielle si l'élève la juge ainsi. Cela peut expliquer en partie, les interprétations différentes d'un même texte. Parfois, l'auteur joue avec les sentiments de son auditoire. Il faut sensibiliser les élèves au fait que la réponse affective n'est pas appropriée à tous les types de texte. Les deux principales réactions émotives face à un texte sont :
    réaction émotive à l'intrigue (connexions avec l'expérience du lecteur)
    identification aux personnages (comment vous seriez-vous sentis à la place du personnage ?)

    4. Le raisonnement

    Quelle est l'utilité de comprendre un texte si on est incapable d'être critique face à ce texte ?

              4. 1. Distinguer les faits des opinions

    Il s'agit d'une habileté indispensable pour le lecteur sans cesse confronté à des écrits en vue de la persuader. p148 tableau pour aider à cette distinction.

              4. 2. Réagir à l'aspect connotatif du langage de l'auteur

    Les élèves doivent apprendre à distinguer les aspects dénotatifs (sens littéral) et connotatifs du langage (valeur émotive). En classe, on peut relever avec les élèves les termes qui ont donné le ton du texte ou encore réécrire le texte en changeant les termes émotifs par des termes neutres et à évaluer le changement obtenu.

    5. L'intégration des informations du texte aux connaissances

    Au cours d'une lecture, le lecteur habile relie l'information contenue dans le texte à ses connaissances.

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  • Chapitre 8 : les processus d'élaboration

    En lisant, le lecteur fait aussi des inférences qui ne sont pas liées aux microprocessus, aux processus d'intégration et au macroprocessus ; ces inférences ne sont pas toujours prévues par l'auteur et ne sont pas indispensables à la compréhension littérale. On parlera des processus d'élaboration.

    1. Les prédictions

    Les prédictions sont les hypothèses que les lecteur fait sur la suite du texte.

    1. 1. Les types de prédictions

    Il existe deux types de prédictions : celles qui sont basées sur le contenu du texte et celles qui sont fondées sur la structure du texte.
    Irwin (1986) propose une liste de sources possibles de prédictions :

    a) Prédictions sur les textes narratifs

    1. Prédictions des événements fondées sur
    - le caractère des personnages
    - la motivation des personnages
    - les caractéristiques de la situation
    - les indices présents dans le texte (illustration, titre)
    2. Prédictions à partir de la structure et fondées sur
    - la connaissance des genres littéraires
    - les connaissances concernant la grammaire de récit

    b) Prédictions sur les textes informatifs

    1. Prédictions de contenu fondées sur
    - les connaissances antérieures sur le sujet
    - les connaissances concernant la causalité (physique, politique, psychologique, autres)
    2. Prédictions à partir de la structure et fondées sur
    - la connaissance des structure des textes informatifs
    - les indices provenant du texte (en-tête, titre, introduction, mots de transition, tables, figures…)

    1. 2. L'enseignement des prédictions

    a) Les prédictions et les indices
    Quand les élèves effectuent des prédictions à base d'indices, ils se sensibilisent à l'utilité de ces indices pour la compréhension. Quand ils effectuent des prédiction en l'absence d'indice, on encourage leur pensée créative. Les deux activités sont importantes. Il faut bien distinguer la prédiction (qui exige des indices) et l'imagination (sans indice).
    b) La confirmation et la réfutation des prédictions
    Rapprochement avec la démarche scientifique. Attention, : l'esprit à tendance à ne voir que les éléments qui confirment l'hypothèse de départ. Il faut apprendre aux élèves à réfuter une hypothèse plutôt que d'apprendre à la confirmer. Au lieu de demander à l'élève de prouver que son hypothèse est confirmée, il faut lui demander "ta prédiction peut-elle être contredite ? As-tu assez de preuves pour rejeter ta prédiction ? Les informations du texte vont-elles à l'encontre de ta prédiction ?" On suggère que l'enseignant fasse des prédictions sur le texte au cours de sa démonstration. Plus les prédictions sont erronées, meilleure sera la démonstration, car les élèves doivent apprendre à réviser leurs prédictions. Au cours de sa lecture, l'enseignant explique pourquoi il rejette ou modifie ses prédictions.
    c) Les prédictions à partir des titres et des sous-titres
    Cette habileté devrait être travaillée car les élèves ne sont pas si habiles à l'utiliser. Les élèves doivent ensuite lire le texte pour vérifier leurs prédictions. On peut aussi demander aux élèves de faire un survole du chapitre.
    Le rôle des prédictions est d'augmenter la motivation et l'engagement face au texte.

    2. L'imagerie mentale

    Selon Long et al. (1989), l'imagerie mentale interviendrait de plusieurs façon en lecture :
    - elle augmenterait la capacité de la mémoire de travail durant la lecture en réunissant des détails dans de grands ensembles ;
    - elle faciliterait la création d'analogies ou de comparaisons ;
    - elle servirait d'outil pour structurer et conserver en mémoire l'information tirée de la lecture ;
    - elle augmenterait le degré d'engagement envers le texte ainsi que l'intérêt et le plaisir à lire.

    Les recherches sur l'imagerie mentale et la lecture

    La capacité à créer des images mentales fortes et claires varie beaucoup d'un individu à l'autre. LEs bons "visualiseurs" ne sont pas nécessairement ceux qui comprennent le mieux le texte. Mais un entraînement à l'imagerie mentale améliore la compréhension. On peut expliquer ce paradoxe en distinguant la création spontanée d'image (qui est intéressante mais pas indispensable) et la production consciente (de l'ordre des processus métacocnitifs) qui forcerait le lecteur à être plus attentif et le rendrait conscient de son traitement du texte. Ainsi, l'imagerie mentale fait partie des processus d'élaboration et des processus métagcognitifs.

    3. Les réponses affectives

    Un lecteur qui s'engage émotivement dans sa lecture est plus actif et à ce titre, il a plus de chance de comprendre et de retenir l'information contenue dans le texte. Cependant, la réponse affective peut aussi modifier la compréhension du texte. Un détail peut être interprété comme une idée essentielle si l'élève la juge ainsi. Cela peut expliquer en partie, les interprétations différentes d'un même texte. Parfois, l'auteur joue avec les sentiments de son auditoire. Il faut sensibiliser les élèves au fait que la réponse affective n'est pas appropriée à tous les types de texte. Les deux principales réactions émotives face à un texte sont :
    réaction émotive à l'intrigue (connexions avec l'expérience du lecteur)
    identification aux personnages (comment vous seriez-vous sentis à la place du personnage ?)

    4. Le raisonnement

    Quelle est l'utilité de comprendre un texte si on est incapable d'être critique face à ce texte ?

    4. 1. Distinguer les faits des opinions

    Il s'agit d'une habileté indispensable pour le lecteur sans cesse confronté à des écrits en vue de la persuader. p148 tableau pour aider à cette distinction.

    4. 2. Porter un jugement sur la crédibilité de la source d'information

    Pour sensibiliser à l'importance d'évaluer la source d'un texte, Irwin propose de leur présenter plusieurs textes sur un même thème.

    4. 3. Réagir à l'aspect connotatif du langage de l'auteur

    Les élèves doivent apprendre à distinguer les aspects dénotatifs (sens littéral) et connotatifs du langage (valeur émotive). En classe, on peut relever avec les élèves les termes qui ont donné le ton du texte ou encore réécrire le texte en changeant les termes émotifs par des termes neutres et à évaluer le changement obtenu.

    5. L'intégration de l'information du texte aux connaissances du lecteur

    Au cours d'une lecture, le lecteur habile relie l'information contenue dans le texte à ses connaissances.

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