• À lire de toute urgence !

    Je vous conseille fortement de lire cet article. En quelques mots, il dénonce une société de la défiance (des employés envers leurs patrons, des citoyens envers toute réforme, des individus envers leur prochain…) typiquement française. Ce vice de notre société prendrait racine à l'école... 

    Lire cet article prend deux minutes, venez me dire ce que vous en pensez, comment vous œuvrez contre ce phénomène dans votre classe.



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  • Commentaires

    1
    ISABELLE 84
    Mercredi 26 Septembre 2012 à 12:50

    Cet article n'est pas réjouissant... C'est tout un système éducatif qu'il faut repenser. Pourtant il y a des choses bien qui se font dans nos écoles. Je trouve que les enseignants sont très dynamiques (jugeons par ce qui se passe sur internet via les nombreux blogs de collègues) et motivés alors que notre métier est de + en + dur et de - en - reconnu).

    Bref cet article inquiète.

     

    2
    crumble
    Mercredi 26 Septembre 2012 à 13:05

    Je trouve cela assez vrai...

    Pour moi, il y a un exemple simple, c'est lorsqu'on fait les exercices d'entraînement. Les élèves demandent systématiquement s'ils ont le droit de s'entre aider. Et, j'ai beau leur dire pendant toute l'année que tant qu'on est pas en évaluation, on a le droit de travailller à plusieurs et que ce qui est important c'est de progresser, la question est posée 3 fois par jour. En tous les cas, c'est comme ça que je vois l'école, il y a des temps d'apprentissages et là on est tous ensemble car on forme un groupe qui a un objectif commun, et il y a des temps d'évaluation pour pouvoir savoir où en est chacun individuellement et ensuite notre rôle est de remédier aux difficultés.

    Toutefois, l'école est en partie responsable... mais ce serait aussi bien que la société nous fasse davantage confiance pour instruire nos chers élèves et n'attende pas toujours de nous des classements. Les classements quelque part cela rassure car c'est du quantifiable... Essayer d'expliquer aux familles qu'il n'y a pas d'élèves supérieurs ou inférieurs à d'autres mais seulement des différences.

    J'espère ne pas être trop confuse dans mes propos...

    3
    Farfa Profil de Farfa
    Mercredi 26 Septembre 2012 à 13:29

    C'est toute une refondation qu'il faut à notre vision de l'enseignement qui est nécessaire: entre le système classique qui classe les élèves dans des cases et la pression que certains ressentent... Le manque d'individualisation des parcours etc...

    Il faudrait que les gouvernements prennent conscience de plusieurs choses pour que nous enseignants ayons les moyens de changer nos façons de faire:

    - moins d'élèves par classe

    - revoir la formation des enseignants

    - développer les postes de maitre RASED

    Enfinbref nous donner réellement les possibilités de rendre l'école agréable aux élèves...

    Dans ma classe, nous essayons de coopérer... Mais horreur cette année beaucoup sont adeptes de la délation.... Un gros boulot est à faire...

    Merci Méli pour cet article

    4
    Lala78 Profil de Lala78
    Mercredi 26 Septembre 2012 à 14:06

    Moi, c'est le genre d'article qui m'agace !!  On critique l'école mais il ne se passe rien et nous on est des " pions" critiqués (on nous dit de faire, et on fait ou on le faisait déjà, bon à notre sauce qd même parce qu'on est bien!!!) et pourtant, il s'en passe des choses supers en classe.. Y'en a marre de la critique. Je prône le positivisme!! Racontez-nous ce qui est bien à l'école!!! ça changera un peu.. Merci Mélimélune de nous le faire découvrir... 

    Que faisons-nous ? et bien beaucoup en fait. : un travail en atelier, des groupes de soutien , éviter la moquerie en classe, le droit à l'erreur, la coopération dans toutes les disciplines, l'entraide... (la récompense des bons comportements solidaires, je pense au système des perles d'Alet...) pas de classement, pas de système de notes....etc....après on peut aussi opter pour tout le positif du système norvégien où l'élève n'est plus dans un niveau mais dans un groupe de savoir...et évolue en fonction de ses acquis...

    Mon seul bémol, c'est peut-être l'indice des enfants qui s'épanouissent en classe . Je fais tout pour qu'ils soient heureux!!!mais ça marche pas à tous les coups!!! Un de mes fils n'aime pas l'école par exemple, et bien ça fait déjà 5 ans que ça dure... et c'est pas prêt de s'arrêter

    ..A bientôt

    5
    Mercredi 26 Septembre 2012 à 19:42

    Je suis assez d'accord avec mu78 : marre d'entendre les critiques ! pourquoi dans cet article, aucun journaliste n'est allé chercher les bons comportements des profs ? Ca commence à devenir pénible ces annonces à la va-vite sans creuser plus loin...

    MAIS cet article me rassure aussi dans le sens où je sais qu'avec mon travail permanent sur l'autonomie, la coopération et la responsabilisation des élèves, je suis sur la bonne voie pour que mes élèves vivent autrement quand ils seront adultes... Et en CM2 ils peuvent aussi faire changer le regard de leurs parents...

    Merci Mélimélune pour ce partage !

    6
    Catou34
    Mercredi 26 Septembre 2012 à 21:26

    Je rejoins les précédents commentaires ;) C'est écoeurant de lire ce genre de conclusions hâtives !

    7
    audreynoon
    Mercredi 26 Septembre 2012 à 23:49

    je suis un peu  (pour ne pas dire très ...) perplexe de voir des économistes essayer de nous démontrer que les gens ne sont pas pessimistes à cause de la crise mais à cause de leur passé scolaire ... 

    8
    Tama971
    Jeudi 27 Septembre 2012 à 08:40

    Cette tendance à la défiance est incontestable. L'école n'est pas la seule en cause à mon avis. C'est tout un passé culturel profondément ancré.Les discours entendus dans les familles, les attitudes de l'entourage jouent aussi.
    Jalousie ? Recherche de consolation ? ... si un autre arrive mieux c'est forcément parce qu'il a triché, a plus d'argent, de relations, l'a fait au détriment d'un autre ou pour l'écraser.... bref on trouve toujours une explication négative ! La réussite personnelle n'est pas valorisée.

    C'est exactement le contraire outre-atlantique ! C'est pour ça que j'adore les façons de travailler qui nous viennent de là-bas et que j'ai découvert grâce à toi, Mélimélune, Alet et les autres. Cette façon de travailler plus personnalisée m'enchante vraiment et est tellement plus efficace ! On leur envoie un regard positif. Les faire travailler en autonomie c'est aussi leur montrer toute la confiance qu'on a en eux. Si on a confiance en eux, pourquoi pas eux ?
    Je suis persuadée qu'accabler un enfant de reproches ne l'aide pas bien au contraire et l'entraîne dans une spirale infernale dans laquelle il va se dévaloriser toujours dévantage. A un point qu'il n'aura même plus envie d'essayer et baisser les bras pour de bon : il se dira qu'il est nul ou qu'on lui en veut personnellement!
    Cette obsession de l'égalité parfaite a aussi sa part de responsabilité je pense. Au lieu de chercher à être tous pareils, ne vaut-il mieux pas développer les talents de chacun et faire en sorte que chacun s'épanouisse avec les moyens qu'il a sa disposition ? Pourquoi faire croire qu'il faut absolument un bac+5 pour réussir sa vie et être estimé ! Ca fait bien des maheureux !

    9
    masapa
    Jeudi 27 Septembre 2012 à 17:42

    Je suis d'accord avec Tama: tt ne vient pas de l'école, l'école est inclue ds une société qui a un passé et donc un passif!

    Il est vrai qu'outre altlantique, le regard sur les enfants est très positif... mais bonjour la déprime arrivé en univeristé ou sur le marché du travail lorsque ces amériacains (qui ne st alors plus petits)  découvrent qu'ils ne st pas parfaits et que leur travail n'est pas parfait! Je ne joue pas sur les mots: de vraies dépressions difficiles à dépasser pr les jeunes adultes, dont on ne parle jamais. D'ailleurs en France on parle de tt ce qui ne va pas, en long en large en travers, mais là-bas on n'en parle jamais: tt est parfait là bas; alors ce n'est peut-être pas le bon exemple non plus!

    Quant aux pays scandinaves où l'école m'a l'air si chouette, on ne peut pas comparer car on n'a pas du tout les mêmes moyens!

    Je suis étonnée qu'on dise qu'en France on n'a pas d'esprit d'initiative: c'est justement ce que les français qui vont à l'étranger vendent à leur patron et ce prquoi on nous envie à l'étranger: on est râleur, fainéant, mais pr l'esprit d'initiative, là on est bon!

    Et pas d'esprit critique? Mais je croyais qu'on critiquait tt tt le tps (ce qui est vrai d'ailleurs)

    Enfin l'esprit de triche vient de l'école? J'avais pas remarqué que j'encourageais mes élèves à tricher...Je croyais les encourager à bosser....

    10
    Jeudi 27 Septembre 2012 à 21:45

    Merci pour ce partage très intéressant....

    Mes élèves me demandent souvent "c'est grave si.." ( je n'ai pas souté une ligne, je me suis trompé etc. etc.) C'est terrible.... il y a du travail, à nous de jouer! Et quand je vois tous ces échanges de pratique, ces idées péda partagées sur la toile, je suis pleine d'espoir... Ces échanges nous permettent de nous remettre en question, d'évoluer, d'innover, de se lancer...(les plans de travail, les ateliers etc.).. on n'est plus seul enfermé dans nos classes et nos pratiques, nos élèves vont être riches de tout ça....

    Merci d'y contribuer... d'ailleurs, j'ai bien envie de me lancer dans les ateliers maths grâce à toi! :-)

    11
    cathjolie
    Vendredi 28 Septembre 2012 à 23:59

    bin voyons...!

    la crise, c est la faute de l ecole! le chomage aussi, le trou ds la couche d ozone egalement,la violence , les incivilités....les guerres.... mon angine......mon lumbago et j en passe!

    moi je trouve que nous nous donnons beaucoup de mal pour faire tourner nos classes; il y a des gens formidables ds notre profession, pas avares de leur temps et reellement impliqués ds  le service public; Mais voila, on en fait jamais assez je pense!

    on n attend pas de la reconnaissance

    un sourire a tous.... bizz

    12
    Lundi 1er Octobre 2012 à 17:03

    ce qui m'intrigue dans l'article, c'est qu'il manque la référence aux autres pays, on ne peut pas la consulter. Je connais assez bien le système scolaire allemand par exemple, et je n'y ai pas vu non plus de coopération... certes les rapports sociaux y sont moins "stricts" que chez nous (on interpelle au collège ou au lycée le prof quand on veut comme on veut, on porte casquette et on mâche du chewing-gum si on veut, petits détails, mais nombreux), mais je n'y ai pas vu de travaux de groupes (ou alors de groupe classe à l'oral comme chez nous). Je connais un peu le système anglais, et là, je veux bien qu'on nous reparle de coopération, ;-), même chose pour la Corée du Sud ou le Japon...

    On peut faire beaucoup mieux oui, dans la coopération en classe, mais je ne pense pas que tout s'y passe... oui on a les enfants une grande partie de leur temps, mais sur quel pourcentage de leur vie réelle a-t-on une influence ? Aucune idée, car je suis persuadée que cela varie d'un moment à l'autre, d'un enfant à l'autre, etc. En tout cela, je suis parfaitement d'accord avec mu78, et on aura beau jouer sur les variables qu'on peut nous bouger, pas sûre qu'à l'arrivée cela change beaucoup les choses...

    Et "se sentir à l'école comme chez soi" est un critère intéressant pour savoir si l'enfant se sent bien, mais cela ne donne pas forcément un lien à la réussite scolaire, sinon les Etats-Unis seraient en tête aussi des classements...

    Le problème de cette enquête, c'est qu'elle croise des variables qui ne sont pas forcément significatives lorsqu'elles sont croisées ensemble, et qu'elle compare ce qui ne l'est pas... n'est pas sociologue qui veut.

    Mais au-delà des limites réelles de cette enquête, oui, il y a du boulot pour plus de coopération dans nos classes...

    13
    majuel
    Mercredi 3 Octobre 2012 à 14:50

    Je rejoins beaucoup d'entre vous qui en ont assez des critiques, en effet certains enseignants, (beaucoup d'après ce qu'on peut voir sur les différents blogs) essaient de pratiquer une pédagogie differenciée, coopérative... Mais il faut aussi dire qu'entre collègues on n'est pas toujours d'accord sur le système d'évaluation, note, pas note... Et sur la manière de mener sa classe: une classe coopérative ça fait du bruit, et certains n'en veulent pas ou pire, vous critiquent parce que chez vous ça parle, ça fait du bruit! Alors où est la solution? Moi je pense continuer ce que j'ai entamer, une classe où l'on s'aide, où il faut se battre contre soi-même et pas les autres, où ce qui est important c'est ce qui est acquis et pas une note. Là aussi difficile, comme l'ont souligné certains, d'expliquer aux parents et aux collègues que l'on peut faire sans note, en tout cas sans moyenne (au primaire je n'en vois pas du tout l'intérêt, à moins qu'on m'explique).


    Restons motivés(ées) et on verra bien.

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